asmae laraqui.
ARCHITECTURES DU VIVANT
sculpteure céramiste
Là où la terre se souvient des lieux
Nées du souffle nomade de mes résidences, ces œuvres portent en elles les empreintes d’un lieu, d’une géographie, d’une temporalité. Que ce soit sur les rivages méditerranéens, face aux falaises de la côte atlantiques ou dans la lumière silencieuse d’un lac nordique, chaque séjour devient le terreau d’une exploration singulière, façonnée par les matières et les techniques propres à cet ailleurs.
En 2024, au Guldagergaard International Ceramic Research Center au Danemark, j’ai expérimenté le feu dans ses variations les plus subtiles : bois avec ou sans soda, révélant des textures imprévues, des nuances profondes.
Ces pièces, créées en petites séries, possèdent une fidélité discrète : elles naissent toujours là où l’argile s’allie à la fibre, dans une étreinte patiente qui relie les mémoires. Chaque nœud est un silence habité, chaque torsion une recherche de forme, chaque trace une cartographie intime.
Ce sont des fragments de récits, sculptés dans le temps et la matière — oscillants entre tension et relâchement, immobilité et mouvement. Des témoins silencieux d’une transformation en cours, d’un artisanat en quête, d’un geste qui écoute plus qu’il ne façonne.




